À propos

Après un bac littéraire obtenu à Bordeaux, je me suis naturellement inscrite à la faculté de droit imaginant, comme tout juriste en herbe, que je défendrai de grandes causes. 

Les cours de droit public (droit administratif, droit des libertés fondamentales, droit de l’Union Européenne) me passionnaient mais de grand-père en père, de père en fille, je me devais d’approfondir mes acquis en droit privé afin de devenir notaire à mon tour. 

Non, notaire n’est pas qu’un métier administratif, surtout exercé à la campagne. Lors de mes stages, c’est non sans émotion que j’ai pu entendre les clients murmurer à l’oreille de mon père : « Merci Docteur! Euh… pardon Maître. » 

J’imaginais alors que peut-être ce métier pourrait me correspondre aussi : trouver des solutions juridiques aux problématiques des clients, arranger leurs différends. Et j’utilisais l’humour pour dire que je pourrais l’exercer à condition de partager la semaine avec la profession de kinésithérapeute. Une notaire-kiné à la campagne… « Je gère vos affaires du lundi au mercredi et j’assouplis vos articulations du jeudi au samedi. » 

J’ai découvert ce métier en tant que patiente longue durée. 2 à 3 après-midi par semaine je m’attelais à renforcer et à assouplir mon corps cabossé… jusqu’à l’opérer : en 2012, à 21 ans me voilà détentrice d’une jolie prothèse de hanche. Mes demi-journées dans les cabinets de kinés, d’ostéopathes et de rhumatologues se pérennisent, mes douleurs aussi. J’en écris un petit livre dédié principalement à ma mère-courage « Echanges avec mon corps malade, carnet d’une stabilisation positive. » J’aurais en effet pu faire taire mes douleurs articulaires avec quelques médicaments aux effets particulièrement indésirables afin de stabiliser l’évolution de mon squelette. J’ai choisi de ne pas le faire et de me pencher sur les bienfaits du pilates et de l’alimentation. 

C’est là que tout a commencé. C’est parti de ce choix-là, pour moi, pour mon corps et moi. 

Voilà comment je n’ai finalement pas été notaire et voilà comment j’ai abandonné ma thèse de droit viti-vinicole. J’ai compris qu’il était possible d’améliorer notre quotidien, nos douleurs, sans forcément tomber dans le cercle infernal de la médication. 

J’ai toujours voulu transmettre le fruit de mes trouvailles. Et quelle trouvaille! En quelques mois mes douleurs se sont amenuisées, j’ai pu retrouver une vie souhaitée, remonter sur le dos de mon vélo, danser, vivre et même donner des cours de pilates. Sont ensuite venus les ateliers de cuisine adaptée : sans gluten, sans lactose, low FODMAPs, suite logique au blog que je tenais à alimenter en recettes adaptées, les plus simples et gourmandes possibles. J’ai alors écrit 2 livres : « Au tapis! Les corps conscients. » et « A table ! Les fourneaux conscients. »

Et puis j’ai fait un second choix : celui d’accompagner les patients vers un mieux-être durable. Mais il n’était pas envisageable de le faire sans formation adéquate. J’ai, dans un premier temps, été reçue au DU de Nutrition et Activités Physiques et Sportives de Paris-Descartes en 2019. J’ai pu me plonger dans les secrets du corps tout en préparant le mien à l’arrivée de notre fils. J’ai ensuite poursuivi par la préparation du BTS diététique obtenu en 2021. Quelle joie! Quelle fierté! Aux prémices de cette reconversion, en réalisant la quantité d’informations scientifiques à ingurgiter j’étais prête à abandonner. Lucide je me demandais s’il ne faudrait pas songer à postuler comme juriste, soit me contenter de ce que je savais faire restant ainsi dans ma zone de confort. Mais les regrets ne font pas partie de mon vocabulaire, et ma grand-mère adorée m’a élevée avec ces mots :  » On peut ce que l’on veut. » Alors à 30 ans, un bac littéraire en poche, aucune notion de bio depuis l’âge de 16 ans, 2 confinements, un bambin dans les bras, j’ai décidé une 3e fois de tout tenter. J’avais décidé d’accompagner les familles et je le ferai. Voilà comment mon corps m’a ouvert à celui des autres. Voilà comment je défends aujourd’hui une cause : celle du repas partagé en famille en toute sérénité, loin des injonctions auxquelles les parents sont de plus en plus en soumis. « Tu n’allaites plus? », « Tu fais de la DME, t’as pas peur? », « Il mange rien, tu devrais le forcer »… Que sais-je encore.

Le temps des consultations on va laisser de côté les mots de la voisine de pallier, de la belle-mère et on va s’écouter un peu afin de trouver des clés simples permettant de surfer sur ces étapes en douceur et en équipe. 

Après un bac littéraire obtenu à Bordeaux, je me suis naturellement inscrite à la faculté de droit imaginant, comme tout juriste en herbe, que je défendrai de grandes causes. 

Les cours de droit public (droit administratif, droit des libertés fondamentales, droit de l’Union Européenne) me passionnaient mais de grand-père en père, de père en fille, je me devais d’approfondir mes acquis en droit privé afin de devenir notaire à mon tour. 

Non, notaire n’est pas qu’un métier administratif, surtout exercé à la campagne. Lors de mes stages, c’est non sans émotion que j’ai pu entendre les clients murmurer à l’oreille de mon père : « Merci Docteur! Euh… pardon Maître. » 

J’imaginais alors que peut-être ce métier pourrait me correspondre aussi : trouver des solutions juridiques aux problématiques des clients, arranger leurs différends. Et j’utilisais l’humour pour dire que je pourrais l’exercer à condition de partager la semaine avec la profession de kinésithérapeute. Une notaire-kiné à la campagne… « Je gère vos affaires du lundi au mercredi et j’assouplis vos articulations du jeudi au samedi. » 

J’ai découvert ce métier en tant que patiente longue durée. 2 à 3 après-midi par semaine je m’attelais à renforcer et à assouplir mon corps cabossé… jusqu’à l’opérer : en 2012, à 21 ans me voilà détentrice d’une jolie prothèse de hanche. Mes demi-journées dans les cabinets de kinés, d’ostéopathes et de rhumatologues se pérennisent, mes douleurs aussi. J’en écris un petit livre dédié principalement à ma mère-courage « Echanges avec mon corps malade, carnet d’une stabilisation positive. » J’aurais en effet pu faire taire mes douleurs articulaires avec quelques médicaments aux effets particulièrement indésirables afin de stabiliser l’évolution de mon squelette. J’ai choisi de ne pas le faire et de me pencher sur les bienfaits du pilates et de l’alimentation. 

C’est là que tout a commencé. C’est parti de ce choix-là, pour moi, pour mon corps et moi. 

Voilà comment je n’ai finalement pas été notaire et voilà comment j’ai abandonné ma thèse de droit viti-vinicole. J’ai compris qu’il était possible d’améliorer notre quotidien, nos douleurs, sans forcément tomber dans le cercle infernal de la médication. 

J’ai toujours voulu transmettre le fruit de mes trouvailles. Et quelle trouvaille! En quelques mois mes douleurs se sont amenuisées, j’ai pu retrouver une vie souhaitée, remonter sur le dos de mon vélo, danser, vivre et même donner des cours de pilates. Sont ensuite venus les ateliers de cuisine adaptée : sans gluten, sans lactose, low FODMAPs, suite logique au blog que je tenais à alimenter en recettes adaptées, les plus simples et gourmandes possibles. J’ai alors écrit 2 livres : « Au tapis! Les corps conscients. » et « A table ! Les fourneaux conscients. »

Et puis j’ai fait un second choix : celui d’accompagner les patients vers un mieux-être durable. Mais il n’était pas envisageable de le faire sans formation adéquate. J’ai, dans un premier temps, été reçue au DU de Nutrition et Activités Physiques et Sportives de Paris-Descartes en 2019. J’ai pu me plonger dans les secrets du corps tout en préparant le mien à l’arrivée de notre fils. J’ai ensuite poursuivi par la préparation du BTS diététique obtenu en 2021. Quelle joie! Quelle fierté! Aux prémices de cette reconversion, en réalisant la quantité d’informations scientifiques à ingurgiter j’étais prête à abandonner. Lucide je me demandais s’il ne faudrait pas songer à postuler comme juriste, soit me contenter de ce que je savais faire restant ainsi dans ma zone de confort. Mais les regrets ne font pas partie de mon vocabulaire, et ma grand-mère adorée m’a élevée avec ces mots :  » On peut ce que l’on veut. » Alors à 30 ans, un bac littéraire en poche, aucune notion de bio depuis l’âge de 16 ans, 2 confinements, un bambin dans les bras, j’ai décidé une 3e fois de tout tenter. J’avais décidé d’accompagner les familles et je le ferai. Voilà comment mon corps m’a ouvert à celui des autres. Voilà comment je défends aujourd’hui une cause : celle du repas partagé en famille en toute sérénité, loin des injonctions auxquelles les parents sont de plus en plus en soumis. « Tu n’allaites plus? », « Tu fais de la DME, t’as pas peur? », « Il mange rien, tu devrais le forcer »… Que sais-je encore.

Le temps des consultations on va laisser de côté les mots de la voisine de pallier, de la belle-mère et on va s’écouter un peu afin de trouver des clés simples permettant de surfer sur ces étapes en douceur et en équipe.