Pourquoi ne pas essayer ? (de porter secours à nos petits corps) ou le remède c’est vous  :)

Quand je lis qu’il ne faut pas faire croire aux gens atteints de maladies telles que la fibromyalgie que leur alimentation pourra alléger leurs douleurs je me demande quel est le fond du problème. D’une part, pourquoi décourager les autres, et d’autre part disons-le une bonne fois pour toutes : manger plus équilibré, ajouter quelques minutes de sport à sa journée ne vous tuera point.

Pourquoi une telle agressivité se retrouve sur les réseaux sociaux, ces personnes ont-elles essayé sans preuve apparente d’une amélioration des symptômes ? Ont-elles baissé les bras ?

À mon tour de donner mon témoignage et mon analyse : c’est flagrant je vais mieux sans avaler aucun traitement, sans avoir vu de médecin depuis plus d’un an. Il y a un an à peine il fallait parfois me porter du canapé à mon lit et vice versa, il fallait parfois me donner à manger tant le poids d’une fourchette ne pouvait être assumé par mes petits doigts. Il y a un peu plus d’un an j’ai tout remis à plat. Au lieu de combattre ma maladie (sorte de spondylarthrite ankylosante) à coups de médicaments qui l’auraient mise en veille (mais jusqu’à quand…), j’ai pris cette maladie comme un radar envoyé par mon corps. J’ai alors appris à écouter ses signaux, j’ai fini par l’aimer, à m’adapter à ses possibilités. (J’allais écrire « à ses caprices » mais cela sonnait tellement faux. Et la victoire est là, il y a un an à peine j’aurais écrit, parce que pensé et même ressenti que mon corps faisait des siennes, que je m’adaptais à ses caprices incessants. Aujourd’hui je sais qu’il peut certaines choses à certains moments et j’adapte mes envies à ces choses et ces moments sans aucune rancune). En bref, en langage djeuns : on kiffe ensemble mon corps et moi, en harmonie, il n’y a plus de lutte. Mais pour ce faire il faut accepter de baisser les armes sans se dire que son corps a gagné sur nos désirs, mais en se disant : « OK gros, on va la vivre ensemble cette aventure ». C’est comme si son corps marchait sur le trottoir d’en face, qu’il nous suivait partout et qu’aujourd’hui on décidait de traverser pour marcher avec lui, main dans la main.

Alors oui, il faut se mettre à nu vis-à-vis de ce corps, ne plus surjouer, ne plus dévier, ne plus tourner le regard. Cela peut prendre quelques mois comme des années, mais ne découragez pas ceux qui sont prêts à essayer.

Et pour ceux qui pensent avoir essayé sans résultat apparent, dites-vous que vous avez déjà franchi les premiers pas sur la voie de l’acceptation de votre petit corps, et disons-le, c’est déjà bien.

Et concrètement, parce que c’est bien beau de vous raconter ma petite victoire sans vous donner les clés qui m’y ont menée.

Le jour où j’ai décidé que j’allais essayer de guérir sans traitement j’ai lu « la guérison intuitive » de Caroline Blanco. Ensuite, je me suis faite suivre par un etiopathe qui m’a fait gagner des mois de tentative de compréhension de mon corps, et au lieu de considérer mes intolérances alimentaires comme d’énormes poids sur mon plaisir de savourer et sur ma vie sociale, j’ai recommencé à cuisiner en remettant à plat la manière (de cuisiner). Je suis revenue aux choses simples au lieu de continuer à manger comme avant avec des produits « sans ». Parce qu’un steak, du riz et des légumes grillés, ça marche à tous les coups ! Pas la peine de partir sur une calzone même si avant, c’était bien pratique. Aujourd’hui on en aura plein des petits plats bien pratiques, à nous de les chercher et pour ce faire il faut se demander ce qui, dans notre alimentation, nous fait vraiment plaisir.

Si c’est le salé au petit déjeuner, on va réfléchir à des recettes de pain, de cakes salés. Si c’est la touche de sucré après le diner, on va se pencher sur des tablettes de chocolat aux amandes maison. On va la jouer autrement en arrêtant de se priver. C’est ça mon secret.