Et bien pas grand-chose ces derniers mois. Ces derniers longs mois ont été
consacrés à la préparation d’une petite merveille au sourire qui attendrirait
n’importe quel bifteck un peu sec.
Pour ses beaux yeux il m’a fallu troquer mes soirées à faire mijoter mes
carottes du marché pour de longs moments allongée sur mon canapé.
Et puis, reconnaissons-le : être intolérante et enceinte non immunisée contre
la toxoplasmose n’est pas une mince affaire ! Même si j’ai beaucoup rêvé de
boudin aux pommes qui crépitait, de salades thaï, de poissons marinés ou
d’huîtres citronnées, j’ai bien dû me résigner à savourer des plats préparés le
plus vite possible, les plus digestes possible et les moins amusants autant
gustativement qu’en terme de préparation.
Je m’étais pourtant donné pour mission de partager de nombreuses recettes
spéciales femmes enceintes ainsi que des exercices de renforcement musculaire
adaptés. Vous les avez difficilement trouvés ? Vous imaginez que s’il m’a été
contre-indiqué d’enfiler trop longtemps mon tablier, je n’ai pu davantage
travailler les fessiers !
Cependant, voici quelques exercices que l’on peut aisément réaliser depuis son
canapé (déplié) son lit ou son tapis. *
Quant au panier que l’on envoie son/sa partenaire remplir, avec le sourire, poulet, œufs, quinoa, lentilles corail et citron pour les anémiées, bananes, clémentines, kiwis et graines de chia pour les constipées, pommes de terre, carottes, endives, riz et sauce tamari pour la base, chocolat noir et amandes, parce qu’on ne se refait pas. Sarrasin sous toutes ses formes, notamment en galettes pour ne plus avoir qu’à les réchauffer à la poêle et à y incorporer confitures de fraises, de framboises, carrés de chocolat… ( on les choisit avec le moins d’ingrédients possible : farine de blé noir=sarrasin, eau, sel).
Et on a déjà fait le tour de mes ingrédients de grossesse. Pas franchement
gustativement très emballants !
Mais dès que mon petit cuisto en herbe pourra savourer autre chose que mon
lait, on pourra recommencer à s’amuser les doigts pleins de chocolat, le regard
plein d’amour et d’impatience à la vue de ces moelleux qui se lèveront
doucement derrière la vitre du four que nous nous empêcherons d’ouvrir trop
précipitamment.
Mais puisque que tout risque de contagion in utero est levé, sans plus
attendre, je déclare la saison des salades, des viandes saignantes, des
aromates et des brownies à volonté ouverte !
*fessiers/bassin
Allongée sur le dos je plie les genoux. Je suis bien ancrée dans le sol (canapé).
Mes pieds sont espacés à peu près à largeur de hanches. Soyez surtout à l’aise.
Je plaque bien mon dos contre le sol et je soulève à peine mes fesses, de
quelques cm seulement.
Je place une balle de tennis entre mes genoux. J’inspire, je la serre, j’expire
je desserre sans la lâcher. Je fais 3 séries de 15 répétitions.
Dans la même position, je troque la balle de tennis pour un élastique. J’attache
mes genoux et sans bouger mes pieds je les écarte en inspirant. Je les ferme en
expirant. Je fais 15 séries de 15.
*cuisses, mollets :
Je suis debout, bien ancrée dans le sol. Je lève un pied délicatement, tout mon
poids bascule sur la jambe maintenant ancrée en sol. Je fais 15
descentes/remontées à la force de mon genou, de ma cuisse. Je fais la même
chose sur l’autre jambe. Je n’oublie pas de prendre une belle inspiration à
chaque descente et avant de passer sur l’autre jambe. Tout est dans le
contrôle. Je freine chaque descente/montée et je respire. (Je sais que je n’en
ai que 15 à faire…:)
*les bras :
Je m’assieds au bord du canapé ou je me mets sur les genoux. Je prends un bâton
(manche à balais), élastique, écharpe…Que je tiens du bout des doigts sans
chercher à écarter l’élastique- qui n’est là que pour me guider.
Je lève les bras en inspirant et je les descends derrière les épaules en
expirant. (Finalement je reproduits en douceur, au poids du corps l’exercice de
la barre dorsale des salles de sport ou de kinés).
Je répète ce mouvement 15 fois.
Toujours avec l’élastique, je le passe derrière mon dos je
mets les mains dans les encoches opposées, l’élastique touche mes bras entre
les épaules et les coudes, à mi-bras, et j’avance, je viens chercher devant. Je
répète 15 fois ce mouvement.
Je mets l’élastique à la verticale dans mon dos. Les mains en arrière, une (celle du haut dont le bras va travailler) est dans une encoche, l’autre bloque l’élastique au milieu du dos. La main dans l’encoche tire en hauteur puis redescend en pliant le coude Je reste bien droite, ma tête ne bouge pas. Je fais 15 levées par bras.
*étirements
Mollets : je mets mes pieds l’un derrière l’autre dans le même axe. Et je
m’appuie légèrement contre un meuble, dos du canapé… et j’étire jusqu’à ce que
j’aie la sensation que le mollet se détend. Sans changer de position j’étire
l’ischio jambier de l’autre jambe en la reculant mais toujours dans l’axe. Et
mettant mon poids sur cette jambe-là.
Je reproduis la même chose de l’autre côté.
* le haut du corps :
Je me mets face à un buffet, une porte…J’attrape à deux mains l’une sous
l’autre (plus basse et pas à côté) et je tire doucement sur mon dos.
Au bord du canapé, je suis bien ancrée au niveau du bassin et des pieds. Je
passe les mains derrière la tête et je l’aide à descendre doucement en
respirant bien afin de détendre le haut du dos. Autant cet étirement se
pratique facilement en début de grossesse autant les côtes douloureuses en fin
de grossesse peuvent le rendre irréalisable. Sentez-le et faites uniquement ce
qui semble vous faire du bien !
*les pieds
Il
suffit de s’asseoir au bord du canapé, d’une chaise ou de son lit, de poser son
pied sur une balle de tennis (de golf pour les experts J), de poser l’autre pied au-dessus du
premier et de faire des petits cercles afin que la balle aille chercher chaque
point douloureux sous le pied. Lorsque l’on trouve un point on appuie bien, on
relâche, on appuie de nouveau jusqu’à ce que le point devienne de moins en
moins douloureux.
*fin, respiration :
Je termine ma petite séance par l’écoute d’un son qui me détend, un bruit de
fond, une playlist…
Je me rallonge jambes détendues ou pliées les bras le long du corps.
J’inspire en gonflant le ventre, je sens l’air qui monte dans le haut de mon
corps, mes poumons, puis j’expire lentement.
Je tente 10 respirations en prenant mon temps.
Et j’en profite pour finir sur… une petite sieste, non ?
