Comment survivre lors d’un week-end en frigo inconnu

Il est 9H30 j’irai dans 8 jours passer le week-end chez mon père à la campagne.

Il semblait pourtant faire preuve de bonne volonté lorsque gentiment il me demanda en Novembre la liste de ce que je pouvais ou pas déguster. Mais patatras! Le week-end de Noël, j’ai bien compris qu’il n’y parviendrait pas quand j’ai vu arriver sur la table des convives un énorme gratin dauphinois et une bûche de Noël.

La panique culinaire aurait alors pu l’emporter ce matin. Mais en réfléchissant bien, il suffit de faire griller poisson et légumes et d’accompagner le tout d’une belle salade de fruits. Pourquoi mon père partirait-il alors sur un gratin de gnocchis accompagné d’un poisson pané, suivi d’un plateau de fromage et d’un joli crumble ?

En éprouvant quelques difficultés à chercher ce qu’il pourrait préparer que je ne serais à même de savourer, je réalise que je suis passée de l’autre côté : je ne réfléchis même plus à ce que je ne peux savourer mais à tout ce qui s’ouvre à moi. Et j’ai envie de dire : Bingo ! Après deux ans de tâtonnements culinaires, un week-end loin de mes tiroirs remplis de flocons de sarrasin, de sauce Tamari et de riz savoureux, je n’appréhende même plus ces quelques jours passés en placards inconnus.

On fait au plus simple ? Razzia au marché du quartier ?